Marie-Pascale

Il me restait une chose très importante à faire : terminer le Chemin avec Marie-Pascale.

Marie-Pascale est une amie de longue date. Handicapée par une poliomyélite contractée très jeune, elle est immobilisée chez elle. Le temps nous avait un peu éloignés les uns des autres, mais depuis quelques mois nous nous étions retrouvés.

A Vézelay je lui ai envoyé une carte postale lui racontant ce que je m’apprêtais à faire et lui demandant de m’accompagner, ce qu’elle a parfaitement compris en devenant pèlerine chez elle. Et nous avons cheminé ensemble. Elle m’appelait de temps en temps pour me soutenir le moral, et je l’appelais également pour lui donner des nouvelles. Son plus beau coup de fil pour moi fût donné sur mon répondeur alors que nous marchions sous le soleil de la Meseta, téléphone éteint : « Il fait chaud dans le désert vers la terre promise, c’est dur, mais le Seigneur est au bout, t’inquiète pas ! ».

J’ai repris mon sac, mes habits et mes chaussures et nous sommes allés déjeuner chez Marie Pascale. J’ai détaché pour elle la coquille de mon sac et nous avons mangé et bu en nous racontant le Chemin. Le vin que quelqu’un avait acheté pour elle s’appelait « Saint-Jacques ». J’ai gardé la bouteille.

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